jeudi 26 août 2010

Du cyclotourisme urbain à Montréal

Le guide Louis Wiriot et son Opus Largo 2010
Un groupe de guides touristiques qui veulent promouvoir le cyclotourisme urbain à Montréal.

Loin des circuits trop connus du Canal Lachine, du vieux Montréal ou du Mont-Royal, Louis Wiriot, un fier résident de Rosemont, a décider de faire découvrir à vélo d'autres recoins méconnus de la Métropole. Louis Wiriot fait partie d'un regroupement de guides urbains nommé Club VéloGuides Montréal.

Des usines Angus au Parc Maisonneuve, en passant par la maison Longpré, l’ancienne morgue sur la rue Masson, les escaliers de la 9e avenue ou le parc Raymond Lévesque, Louis Wiriot vous racontera toutes les savoureuses anecdotes de son quartier. Ainsi on apprendra que le Parc Maisonneuve était à l'origine un terrain de golf. Il fut d'ailleurs remis provisoirement à son meilleur à l'occasion du tournage du film The Legend of Bagger Vance sorti en 2000, mettant en vedette Will Smith.

On peut se tenir au courant des activités et des parcours proposés par les guides du Club VéloGuides Montréal sur leur page Facebook ou via la boutique Ça roule.

Tours guidés Rosemont à vélo
http://www.facebook.com/event.php?eid=142515725787704

dimanche 22 août 2010

Pub ou art?



Christian Petersen, co-propiétaire de ce magasin de vélo à Altlandsberg, en Allemagne, a décidé de se servir de la façade de son magasin pour créer une installation visuelle inusitée.

Pub ou art? Il est claire que dans ce cas la volonté de Petersen était de se faire remarquer, d'annoncer son magasin et que les gens en parlent. Donc coup de pub. Mais cette façon de faire est plus de l'ordre de la démarche artistique. C'est une installation remarquable, dans tout les sens du terme qui attire et questionne. N'est-ce pas là le fondement de l'art?

mercredi 18 août 2010

Les Urbanista sur la passerelle



Les vélos Opus de la série Urbanista au défilé « Highlight sur la semaine de mode de Montréal » au Festival Mode & Design de Montréal, le 4 août 2010.

AngeLo Cadet a créé tout un effet sur la passerelle lors du défilé « Highlight sur la semaine de mode de Montréal », en arrivant à fond sur le Cervin, puis en le brandissant fièrement. Pour sa part, Abeille Gélinas, a été d'une élégance enjouée avec le Nuovella, qu'elle a littéralement adopté par la suite.

mardi 17 août 2010

Les Urbanista font la mode



Magazine 7 jours

Opus était partenaire du défilé « Highlight sur la semaine de mode de Montréal » au Festival Mode & Design de Montréal, le 4 août 2010.
AngeLo Cadet et Abeille Gélinas, porte paroles des vélos de la série Urbanista, ont défilé chacun avec un vélo. AngeLo a fait sensation en arrivant en trombe sur un Cervin, puis en le brandissant fièrement. Abeille a défilé avec le Nuovella.

Abeille et le Nuovella



Abeille Gélinas, DJ, actrice et animatrice, est allé prendre possession de son nouveau vélo, le Nuovella de la série Urbanista, à la boutique "Le Grand Cycle", sur la rue Cherrier, à Montréal.
Ana Marinescu (Agence National) et Sylvain Bossé (Opus marketing) l'ont accompagnés et ils se sont amusés à faire une petite démonstration sur iPhone!

Abeille Gélinas et AngeLo Cadet, sont maintenant porte-paroles de la ligne Urbanista

lundi 16 août 2010

Entrevue des co-auteurs - Suzanne Lafontaine

Co-auteure pour le blogue Urbanista, Suzanne Lafontaine est une véritable "navetteuse". Travailleuse autonome, elle fait de son vélo le principal moyen de transport et sa recherche de sérénité passe par sa façon d'appréhender la ville en vélo.

Q : Qui es-tu?

R : Je te corrige concernant mon navettage. Je n'utilise le vélo que la moitié de l'année. Pendant ces mois-là, il est extrêmement rare que j'utilise la voiture ou les transports en commun. L'autre moitié de l'année, des problèmes d'asthme m'empêchent de rouler dans le froid. Pour ma plus grande frustration d'ailleurs! Pour le reste, je suis une cycliste bien bien ordinaire, comme peuvent le constater ceux qui auront lu mes quelques billets sur Urbanista. Comme je le disais dans "Vélo anyone?", je fais partie de la masse de cyclistes anonymes, sans visage, sans histoire, qui roule de par la ville et qui compose la masse critique des cyclistes urbains. Je ne suis pas une vraie fille de la ville, et je dois dire que ce sont mes déplacements à bicyclette qui m'ont fait me réconcilier avec Montréal. Ça a radicalement changé mon rapport à la vie urbaine. Je vois cette ville-ci d'un tout autre oeil maintenant. J'ai (re)découvert des quartiers où il y a une certaine qualité de vie, et des petits centres-villes, des commerces de proximité, qui eux aussi contribuent à une certaine qualité de vie, une sociabilité nouvelle.

Q : Quels sont tes intérêts culturels?

R : Ils sont tout azimuts. Des études en littérature et en arts m'ont ouvert l'appétit pour pas mal de choses. Mais pour moi, la "culture", c'est tellement plus vaste que ça. Je me rabattrais davantage sur une définition plus large de la culture : l'ensemble des manifestations de l'humain. Ça va de ce qu'on appelle maintenant le "vivre ensemble", aux façons de voyager; à l'architecture, aux arts textiles, à la musique, en passant par... littéralement, tout et rien. J'aime être déstabilisée par une proposition culturelle (quel que soit le médium); qu'elle m'habite pour un temps, qu'elle me force à repenser les choses, ou qu'elle m'émeuve intelligemment. À Montréal, il y a vraiment à boire et à manger en fait de culture. Et la ville elle-même est culture. Et cultures plurielles. Et histoire. Et architecture. Et paysages. Et plus encore.

Q : Comment perçois-tu le vélo urbain? (ici et ailleurs dans le monde)

R : J'ai visité des villes nord-américaines où le vélo est véritablement un mode de vie intégré aux infrastructures des villes. Par exemple, un plan de transport comme celui de Portland en Oregon, qui englobe une région aussi grande que le triangle Sherbrooke-Ottawa-Québec avec Montréal au centre. J'y ai vu des petites familles partir le matin, à vélo, dans petite ville située à plus de 100 km de Portland, embarquer toute la petite famille dans le train, vélos compris, et débarquer au centre-ville de Portland. On remet le bébé dans le siège de bébé, et on s'en va à la garderie, puis au boulot. Et le soir, même chose. Sans heurts, sans anicroches, sans stress, et à des tarifs abordables. Un système seamless. Il a fallu presque 30 ans à Portland pour en arriver là. C'est certain qu'en regard de ça, Montréal fait piètre figure. Tout est encore pas mal compliqué. Essaie donc d'aller prendre le train de banlieue avec ton vélo ? Ou le métro à l'heure de pointe? Ou l'autobus? Aie! On vit une période charnière où le nombre de cyclistes augmente plus vite que les mentalités et les pratiques ne changent, alors il y a clash de cultures, entre la suprématie de la voiture individuelle, et les autres modes de transport. Présentement, notre sécurité à tous en souffre. Mais, les gens d'ici sont capables de choses étonnantes. Et puis, peut-être que nos élus, qui agissent toujours en électoralistes plutôt qu'en visionnaires, vont réagir, ils iront là où le vent souffle, et peut-être verrons-nous des changements pour le mieux. Je l'espère. Je le souhaite. Ce qui est certain, c'est que c'est impératif qu'il se fasse du gros rattrapage.

Si je reviens à ta question... vélo urbain. Pour moi, ce n'est pas exclusif aux grands centres. Toutes les agglomérations sont propices au vélo, particulièrement les villes plus petites, encore moins bien desservies par les transports publics. Le vélo urbain, ce n'est plus une simple affaire de loisirs, ou un effet de mode. C'est, pour plusieurs, un choix de mode de vie, qui intervient dans toutes les sphères de l'activité humaine - sports, loisirs, rapports sociaux, emplettes, travail, etc. Le spectre du "peak oil", les considérations environnementales, font que le vélo, ici comme ailleurs, est là pour rester. Il faut aussi dire que si on en parle beaucoup maintenant, pour bien du monde, il n'y a rien de neuf là-dedans. Pour certains Montréalais par exemple, la pratique du vélo urbain date de plusieurs décennies déjà.

Q : Comment vis-tu ton cyclisme urbain?

R : Cette question-là me fait bien rire. J'entends la chanson "Comment je vis ma vinaigrette" de Marc Drouin! Je vis ça très bien et très mal. Très bien parce que c'est du p-u-r bonheur que de rouler. Et tous les prétextes sont bons pour sortir rouler. Quotidiennement. Et plusieurs fois par jour. Et puis je vis ça très mal parce qu'il se passe rarement une journée où l'on est pas témoin de comportements dangereux, tant chez les automobilistes que chez les cyclistes. Il faut faire fi de ce climat-là pour persévérer. Certain jour, c'est un peu un tour de force...

Q : Penses-tu que Montréal peut devenir une ville cycliste?

R : C'est économiquement et logistiquement faisable, pas de doute là-dessus. Du point de vue de l'urbanisme aussi, c'est faisable. C'est une question de choix. Les embûches, pour ça comme pour bien d'autres choses, sont politiques et culturelles. Comme je le disais aussi dans "Vélo anyone?", c'est la question du nombre qui fera la différence. C'est toujours toujours la question du nombre.

Q : Que représente le mouvement "Slow bike" pour toi?

R : De façon générale, je dirais que c'est une pratique de la bicyclette parmi plusieurs autres. Toutes ces pratiques ne s'excluent pas les unes les autres. Elles coexistent. Elles doivent coexister. Peut-être occuperont-elles des espaces différents dans la ville et dans les régions, mais ce qui est certain, c'est qu'elles sont toutes légitimes. On ne peut pas prêcher la tolérance (vélo vs auto), puis, d'un autre côté, prôner une seule pratique du vélo comme étant la seule vraie pratique valable. De plus, il serait inopportun de se diviser entre nous, à un moment où il est crucial de constituer une masse critique de citoyens ayant des revendications articulées et claires.

Dans mon cas particulier, je dirais que le Slow Bike, c'est une de mes pratiques du vélo. Certains jours, quand je file au boulot, je peux pas dire que c'est du Slow Bike. Pas que je roule en fou/en folle, mais, disons que je ne suis pas toujours à savourer le trajet. Quand je reviens le soir, bien là, c'est déjà plus dans cet esprit-là. Je fais des détours, je change de parcours, je m'attarde. Et là, je vois, je prends le temps de voir, de regarder. Bref, je prends le temps de... vivre. D'autres jours encore, quand je pars rouler sans but précis, avec juste mon vélo et ma curiosité et mon désir de goûter à la journée, là, je suis beaucoup plus dans cet esprit du Slow Bike. C'est tout simplement étonnant tout ce qu'on peut voir en ne sortant même pas de l'île de Montréal. On pense, parce qu'on vit ici depuis toujours ou presque, qu'on a tout vu... On a des surprises délicieuses quand on commence à explorer la ville à vélo. Et c'est sans compter tout ce qu'il y a dans le grand Montréal, et au-delà. Et c'est une activité si incroyablement abordable. J'ai juste un regret, c'est de ne pas m'être remis à la bicyclette avant. Que de temps perdu!

Crédits photo : Dans l'esprit d'Urbanista, j'ai choisi de présenter un de mes intérêts culturels afin d'illustrer cette note. Voici donc deux images qui proviennent du site Polanoid, un site où des amateurs de pellicule Polaroid sont à constituer ce qui sera probablement la plus grande collection en ligne d'images analogiques produites sur pellicules Polaroid. Je m'intéresse à ces procédés depuis la fin des années '80, en particulier le travail photographique sur pellicule 'expirée', c'est-à-dire dont la date de péremption est dépassée, ce qui donne des résultats imprévisibles et étonnants. J'invite les amateurs de photographie qui ne connaîtraient pas le site à l'explorer. C'est une véritable mine d'or. Les deux images que j'ai choisies représentent des vélos ou pièces de vélos. La première s'intitule Bios + Technos 1.1 et elle est de Arne van der Meer, un photographe de Düsseldorf. C'est du Studio 125 expiré. La seconde s'intitule Bike manipulated, et elle est de Matthias Kodym, un jeune photographe Autrichien. C'est du SX-70. Les deux images sont reproduites ici sous CC Creative Commons.

vendredi 13 août 2010

54 fois Betty Goodwin

Vous chercher une idée pour une belle et longue ballade en vélo, à proximité de Montréal, sur un parcours sans grands dénivelés et où l'on peut flâner si on le souhaite ? Via les pistes cyclables de Montréal et Laval, puis de la rive nord, on peut se rendre jusqu'à St-Jérôme, entre autres en empruntant le Parc linéaire du Petit train du nord. Pour ceux qui ne souhaiteraient pas faire trop de km, on trouve plusieurs endroits où garer sa voiture dans les secteurs de Blainville et Mirabel. Le trajet est tantôt boisé, tantôt traversant des champs en culture, parfois s'immiscant dans les coulisses de petites banlieues tranquilles.

Au bout de ce trajet, question de descendre de sa monture, vous pourrez aller voir l'exposition Corps et âmes des oeuvres de Betty Goodwin. C'est au Musée d'art contemporain des Laurentides jusqu'au 5 septembre, musée qui se trouve justement à un jet de pierre de la piste cyclable.

L'exposition présente 54 oeuvres qui donnent un bon aperçu de plusieurs périodes de l'artiste qui nous a quitté en 2008.

Sur la grande place publique où se trouve la vieille gare de St-Jérôme, on peut aussi manger une bouchée sur une terrasse extérieure, et il y a tout plein de supports à vélo, un kiosque d'information touristique, et plus encore. Un petit oasis tout à fait réjouissant dans une ville quelque fois décriée...

Crédit image : The Weight of Memory X, 1998, de Betty Goodwin.

mercredi 11 août 2010

Le Jura, un vélo mal compris?


Photo : Rick Katigbak rick@rksportsphoto.com

Après ces jours intensifs au Festival Mode & Design de Montréal, une certitude se confirme, le Jura est un vélo qui attire l'attention et suscite un véritable intérêt de la part du public. Mais alors pourquoi on ne le retrouve que si peu chez les détaillants? La vocation de ce vélo est-elle mal comprise ?

Il est vrai que le Jura est difficilement classable : Il a une position de vélo de montagne, un peu agressive et surtout très dynamique, mais ce n'est pas un vélo de montagne. Il a des roues aux pneus surdimensionnés, absorbant tous les cahots du milieu urbain, mais ce n'est pas un "Beach Cruiser". Il a le charme rétro des vélos d'antan avec ses accents de cuir, mais il est bien d'aujourd'hui, avec son cadre tout aluminium, son frein à disque a l'avant et frein tambour à l'arrière et ses 7 vitesses internes au moyeu.

Depuis le début de la création de la ligne Urbanista, nous avons cherché à sortir des sentiers battus, d'aller beaucoup plus loin que le sempiternel vélo hybride. Nous voulons créer et offrir quelque chose de plus émotionnel et de plus ludique afin de rendre l'utilisation du vélo en milieu urbain plus agréable, plus amusant et ainsi pousser les gens à faire plus de vélo pour leur bien-être.

lundi 9 août 2010

Vélo anyone ?

Si je parle de vélo sur un site de vélos, je l’admets, je prêche aux convertis. Mais je ne peux réfréner un élan de prosélytisme ces temps-ci alors que j'observe le clivage entre les automobilistes et les cyclistes qui ont à partager la route. Je me dis que cette situation ne sera résolue que lorsque la loi du nombre penchera en faveur des amateurs et usagers de la petite reine. Et ce nombre, on ne l’atteindra jamais assez vite à mon goût. Parce que trop de monde continue de croire que le vélo est hors de leur portée : c’est pour les autres. Et ces autres ne les concernent pas.

Or, ces autres, il suffirait de si peu pour que ce soit eux. Il suffirait ... d’un vélo. C’est tout. Un vélo neuf ou usagé. Un vélo emprunté. Un Bixi. Il suffirait d’une petite emplette faite à vélo. Un détour par la rue suivante. Le plaisir retrouvé de se mouvoir par son propre pouvoir, libre, dans l’air frais. D’être dans la beauté du jour, de ne pas rater ça, jour après jour justement.

Je meurs d’envie de connaître des statistiques telles que : quel est le trajet moyen en km des Montréalais qui se déplace dans Montréal. Je parie que cette distance est totalement faisable en vélo. Moi qui vélo-boulot aussi loin que dans des banlieues hors l’île, je le sais. La conversion de ces Montréalais constituerait pour chacun une économie d’argent et de temps, avec en plus, le stress en moins ET le plaisir retrouvé. Je suis magnanime : je vous épargne le préchi-précha pro-environnement. Mais c'est un fait, il y a aussi cet aspect qui n'est pas à négliger.

Tout comme les ex-fumeurs sont plus radicaux que les non-fumeurs, j’ai moi aussi la foi et le zèle des nouveaux (re)convertis puisque je suis de ceux et celles qui s’y sont remis après une couple de décennies d’absence sur deux roues. C'est à peu près aussi en forme qu’un vieux divan qu’on envoie finir ces jours au chalet, en surpoids, pitoyable et ridicule que je suis (re)montée en selle. Et j’ai soufflé et poussé et tiré et pédalé, jusqu’à ce que - étonnament rapidement - ça redevienne la chose la plus naturelle du monde. Une chose qui me demande de moins en moins d’efforts pour des distances de plus en plus longues, et à chaque fois, le plaisir est au rendez-vous. Au début, j’allais à l’épicerie, et c’était un exploit. Maintenant, je vais faire un petit 15 ou 30 km le matin, avant d’aller au boulot, parce que mon trajet de vélo-boulot, un 20 ou 30 km aller-retour, c’est pas assez pour ma grosse dent, c’est juste un teaser frustrant.

Le vélo-boulot me fait profiter de chaque journée qui, sinon, serait entièrement bouffée par le travail et les aléas de la vie quotidienne. Il me permet de savourer à petites bouchées le passage des saisons. Puis, les ballades et les randonnées en extra, un petit 40 ou 50 km par çi par là, c'est juste pour le plaisir, pour redécouvrir cette île et ses berges et ses banlieues. Avant que les citrouilles de l’Halloween ne viennent me lancer leur sourire inquiétant j'aurai cumulé autant de km que si j'avais roulé en droite ligne vers Vancouver. Pas mal pour une... 2e saison. Et je ne roule pas l’hiver. Vous voyez : il n’y a rien d’héroïque à ma pratique du vélo.

Je regarde parfois les gens au volant de leur voiture. Je me revois, assise dans la mienne, à pester contre la circulation. Je les regarde, et j’essaie de me souvenir qu’est-ce qui m’empêchait de croire que je pourrais pédaler pour aller travailler. Je me souviens d’avoir pensé que ca devait être proprement surhumain de faire ça, au q-u-o-t-i-d-i-e-n. Que sûrement il fallait être HYPER en forme. Et avoir beaucoup beaucoup de temps. Et du temps, moi, je n’en avais PAS. Aujourd’hui, ce que je trouve surhumain, ou ... inhumain, ce sont tous ces gens qui vivent dans leur voiture, pare-choc à pare-choc, surtout les jours de beau temps. Je vois leur vie s’écouler entre les murs de tôle de leur auto, soir et matin, et ça m’afflige. Six, sept mois par an, j’échappe à ce sort que je connais trop bien.

Autour de moi, tout plein de monde qui pourrait s’y mettre. À commencer par des gens qui vivent à Montréal et travaillent à Montréal. De courts trajets qu’ils et elles font en transport en commun ou en voiture. Tous nous servent les mêmes motifs :

J’ai peur de rouler en ville.
La peur, il en va pour le vélo comme pour tout le reste dans la vie : la peur, tu lui donnes un pouce, elle prend un pied. La prochaine chose que tu sais, tu ne vis plus, tu ne risques plus rien. Et il ne t’arrive plus rien dans la vie. La peur, il faut lui faire la peau, la trucider, chaque matin quand on écoute les nouvelles. Puis, sortir rouler de la façon la plus sécuritaire possible et profiter de la vie pendant qu’elle passe.

Je veux pas arriver au boulot trempé, en sueur.
Roule moins vite. Un point c’est tout. Si tu as 5 ou 10 km à faire, tu as amplement le temps de les faire tranquillos. À rouler pépère, 10 km à l’heure, ça prendra moins d'une heure, de porte à porte, avec en prime zéro casse-tête pour le stationnement.

J’ai pas le temps. J’ai trop long à faire.
Je vais à Laval en voiture un peu avant le pire de l’heure de pointe : il me faut 50 minutes. Je vais à Laval en vélo, en plein dans l’heure de pointe : 50 minutes. Nul besoin de dire que les deux trajets consistent en des expériences radicalement différentes quant au plaisir éprouvé.

La pluie.

Petite pluie, je roule avec ce qu’il faut pour rester au sec. C’est grisant l’odeur d’une pluie de printemps, ou une chaude pluie d’été. Grosse pluie : je laisse le vélo au boulot, je reviens en métro+bus. Même chose par chaleur accâblante. J'essaie de combiner vélo et métro, quand les heures me le permettent.

Je ne suis pas une cyclosportive, je ne fais pas de course, je ne m’entraîne pas sur un vélo de route hyper performant. Je ne porte pas de jersey sponsorisé. Mais je roule. Pas mal. Pour le boulot, pour les courses, pour le plaisir, pour les sorties, pour rien, pour flâner, pour explorer. En fait, c’est plus qu’un mode de transport, c’est un mode de vie, un rapport au monde, le choix d'une échelle pour ce rapport : la proximité.

Je fais partie du flot anonyme de cyclistes qui roulent de par la ville, sans visage, sans nom, sans histoire, sur des vélos abordables*. Un groupe auquel il me plait d’appartenir. Une appartenance silencieuse mais tenace. Parce qu’ainsi je participe du nombre justement. De ce nombre qu’il nous faudra atteindre pour que ça commande un plus grand respect envers les cyclistes urbains, et autres, et c’est ce respect qui sera garant d’une plus grande sécurité pour nous tous.

Alors... vélo anyone ? Vous embarquez ? On ira pas vite. Juste là, au coin de la rue, puis on prendra par le parc, là où le temps existe.

*Je me suis remise au vélo sur un tank, un gros vélo hollandais que j'ai revendu depuis. Puis, j'ai craqué pour un Opus Classico, un vélo urbain qui impose le rythme du slow bike, un vélo pour flâner, pour découvrir la ville, les quartiers, etc. C'est un vélo pour prendre son temps. Puis, pour la grosse besogne, j'ai un vélo cargo. Celui là est un cheval de trait, une fabuleuse bête de somme. Et finalement, pour les plus longues randonnées, j'ai acheté un vélo usagé, un hybride, qui a l'air d'être allé à la guerre et d'en être revenu. Ces vélos là se sont payés tout seul en économie de stationnements, de parcomètres, d'essence, de contraventions, etc. Pour aucun je n'ai eu besoin de financement sur 60 mois, ni de contracter une assurance à la Loyds de Londres.

Crédit photo : Merci à Richard Lehoux pour Pédale avec ta tête. CC Creative Commons.

jeudi 5 août 2010

Chic, les vélos

Sylvie St-Jacques
La Presse

Les bécanes ne sont plus ce qu'elles étaient. À preuve: les vélos Opus, destinés aux cyclistes urbains qui ne veulent pas sacrifier l'élégance, même sur deux roues. Design retro et accrocheur, poignées en cuir... le tout dessiné et assemblé au Québec. Les festivaliers de Mode&Design pourront rencontrer leur designer, Alec Stephani, vendredi et samedi, de 12h à 14h et de 16h30 à 22h à l'espace Design, sur l'esplanade de la Place Ville-Marie.

AngeLo s'amuse sur la passerelle du défilé


Angelo Cadet sur Opus Cervin © Pascale M. Lévesque

Défilé de mode au
Festival Mode & Design de Montréal, 4 août 2010

Extrait magazine de 7 Jour de ce matin :

Angelot Cadet a défilé pour Harricana par Mariouche et a surpris la foule en arrivant sur la passerelle avec un vélo Opus qui commandite l'événement. « J'adore le vélo avec son allure vintage. Je fais toujours du vélo et je me fais toujours voler les miens. Celui-ci, je ne dois absolument pas le perde», a confié l'animateur qui est également le porte-parole de la marque Opus.

The Gazette - Festival Mode & Design


Photograph by: (Dave Sidaway / THE GAZETTE)

Alec Stephani, riding his bike, is the designer of Opus Bicycles that are on display at the Festival Mode et Design fashion show along McGill College Ave. in Montreal on Wednesday, August 4, 2010.

Read more: www.montrealgazette.com/life/fashion-beauty

mercredi 4 août 2010

Retour sur le défilé au FMDM







Photos : Alec

Présenter les vélos Urbanista au Festival Mode & Design de Montréal donne une tout autre dimension au regard que l'on peut porter sur la bicyclette urbaine. Plongé dans un contexte "Fashion" les vélos semblaient parfaitement à leur place. Ils s'y sont fait d'ailleurs très bien remarquer.

Lors du défilé « Highlight sur la semaine de mode de Montréal », AngeLo Cadet et Abeille Gélinas ont parcouru le trajet de la passerelle avec chacun un vélo. AngeLo a fait sensation en arrivant en trombe sur un Cervin, puis en le brandissant fièrement. Abeille a défilé avec le Nuovella. Ce dernier a été le coup de coeur de bien des filles et dames de l'assemblée. Sans compter les mannequins qui sont tombées sous le charme de ce vélo aux allures "Vintage" et romantiques.

mardi 3 août 2010

Des vélos d’ici marquent le monde de la mode et du design


Opus Nuovella

Article de SENSATION MODE

Vélo OPUS s’associe à la dixième édition du Festival Mode & Design de Montréal

MONTRÉAL (Québec) – Le fabricant montréalais de vélos OPUS est fier d’appuyer le design québécois en participant à la dixième édition du Festival mode et design de Montréal. Le Festival, qui se déroulera du 4 au 7 août sur l’avenue McGill College, permettra à l’équipe d’OPUS de partager sa passion pour le design avec les 500 000 visiteurs attendus.
Afin de mettre de l’avant le côté design des vélos, Angelo Cadet, ambassadeur de la marque montréalaise, marchera à côté de son Zermatt lors du défilé « Highlight sur la semaine de mode de Montréal », au profit de la Fondation de la mode de Montréal et présenté par les vélos OPUS le 4 août à 18 h.

« Être heureux à vélo, c'est être entre terre et ciel, à une hauteur qui n'existe pas », déclare celui qui est tombé amoureux de cette marque tout aussi performante que stylée. « C’est génial d’avoir un vélo qui combine à la fois performance et design! ».

Les festivaliers pourront également parler design, art, culture et bicyclettes avec Alec Stephani, designer des vélos OPUS, entre 12 h et 14 h, et entre 16 h 30 et 22 h à chaque jour, durant la tenue du festival. En effet, OPUS sera présent tout au long du festival à l’Espace Design situé sur l’esplanade de la Place Ville-Marie.

« Nous sommes très fiers de nous associer au Festival mode et design de Montréal», affirme Alec Stephani, designer des vélos OPUS. « C’est pour nous l’occasion parfaite de partager notre vision du design avec des gens passionnés. Le design fait partie de ma vie quotidienne et ce sera un plaisir d’en discuter avec les festivaliers. »

Des vélos conçus pour la vie urbaine : design accrocheur et look d’enfer

Les vélos de la collection Urbanista, qui ont d’ailleurs séduit plusieurs personnes dont le designer Philippe Dubuc et l’animateur Angelo Cadet, affichent un design rétro et une âme écolo. Ces engins au look d’enfer offrent un maniement et une tenue de route impeccables. Simples et élégants, le Classico et le Cervin sont de véritables clins d’œil aux bicyclettes du siècle dernier, adaptés au mode de vie d’aujourd’hui.
Pratiques, robustes, munis d‘accessoires tout confort et de magnifiques poignées en cuir, le Classico et le Cervin séduiront les citadines résolues à éviter les bouchons de circulation et les pleins d’essence. Offerts à prix modeste, on peut même se permettre d’y ajouter un joli panier pour faire ses emplettes.

Mode de transport urbain par excellence, bon pour la santé et pour l’environnement, les vélos de la collection Urbanista permettent d’évoluer librement, du boulot au resto, tout en faisant tourner les têtes sur son passage.
Dessinés et assemblés au Québec, les vélos OPUS sont disponibles dans les boutiques spécialisées. Consultez le www.opusbike.com pour de plus amples informations.

Blogue OPUS : http://opusbike.blogspot.com/

lundi 2 août 2010

Le style par la position


Photo : Rick Katigbak rick@rksportsphoto.com



photos : Alec

La potence utilisée sur l'ensemble de la gamme Urbanista est une potence "réversible". C'est-à-dire qu'elle peut être installée dans les deux sens, en deux positions : haute ou basse.
Dans le cas du Jura, le concept initial du vélo est inspiré d'un "Vintage Cafe Racer". Pour lui donner une allure plus rebelle, la potence est placée en position basse, ce qui offre aussi une position plus dynamique, proche du vélo de montagne.

Alors si vous avez un Jura, et qu'il a été probablement monté de façon standard, c'est-à-dire avec la potence en position haute, essayez la position basse en ré-assemblant la potence dans l'autre sens. Cela donne au Jura plus de caractère et lui ajoute sa touche rétro comme le concept initial le veut.

Petit conseil technique. Lorsque vous remonterez la potence, commencez par serrer le boulon du dessus, celui qui serre le jeu de direction, mais ne le serrez pas trop afin de ne pas écraser les billes des roulements. Essayer la direction sans faire toucher la roue avant sur le sol. La direction doit rester libre. Si vous sentez le moindre frottement, dé-serrez le boulon. Pour savoir s'il n'y a pas de jeu dans la direction, actionner la manette du frein avant pour bloquer la roue sur le sol et faites bouger le vélo d'avant en arrière. Si vous sentez que la fourche bouge encore dans le tube de direction, serrer le boulon encore un petit peu, puis serrez les boulons arrières de la potence en vous assurant du parfait alignement de la potence, du guidon et de la roue avant.

Si vous avez des questions : alecs@ogc.ca