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lundi 11 juillet 2011

lundi 6 juin 2011

«Tomber»

Message de Richard André Perron

« J’adore la bicyclette, mais j’ai arrêté dans faire en 1995 à Sherbrooke. De retour à Montréal avec l’idée de peindre des bicyclettes pour dire mes émotions. Alors je vous envoie cette toile comme partisante de votre mode de vie.

Cette toile est l’allégorie du Simplicitisme dans sa pureté et sa simplicité, l’homme a tout à gagner dans cette prise de conscience.

«Tomber»
32x32’’, 08 juin 2006

On grandi appuyé sur un pilier familial, qui ne nous empêche pas de tomber.
On se relève avec les conséquences de nos éraflures et on grandi encore.

Enfant l’apprentissage comporte des épreuves, et plus on grandit, plus on doit se renforcer encore et encore.
La suite devient de plus en plus concurrentielle, je ne suis pas cette mère qui réconforte son enfant quand il tombe ou fait une erreur, je ne suis que cet homme qui ne veut pas se battre par orgueil.
Je veux juste prendre une place après m’être relevé de l’embûche causée par les cons…curents.

mardi 17 mai 2011

Natalia Gontcharova : le vélocipédiste


Natalia Gontcharova : le vélocipédiste, 1913

Cette oeuvre résolument futuriste de Natalia Gontcharova décompose le mouvement du cycliste jusqu'à en créer un rythme graphique. L'inertie picturale est ainsi trahie au profit de la dynamique cinétique du thème abordé.

mardi 5 avril 2011

Mars, avril, les mois de la patience ?

Nous sommes à ce moment où l'hiver ... n'en finit plus de finir, mettant à rude épreuve notre patience. Ou devrais-je dire notre impatience à reprendre la routine du vélo-boulot, des ballades à vélo, et autres plaisirs vélocipédiques!

On voit ça et là des bicyclettes qui, après avoir passé l'hiver englouties dans un banc de neige sale, emergent pour réapparaître à l'air libre. Marc Holmes, un des rares Urban Sketchers basé à Montréal, a croqué pour nous cette scène trop familière de notre paysage hivernal urbain. Espérons que cette plutôt triste scène de négligence envers la petite reine ne deviendra pas un symbole de Montréal au même titre que les escaliers extérieurs en colimaçons!

Pour tromper l'ennui de ces pluies et de ces grands vents que nous avons depuis quelques jours, je vous propose de jeter un coup d'oeil à une initiative fort ludique du côté de nos amis du Royaume-Uni qui, dieu sait, connaissent bien les aléas d'une météo pluvieuse : le Tour de sketch est une activité organisée de concert par un groupe de promotion du vélo urbain - Pedal ready - et l'illustratrice de livres pour enfants, Lynne Chapman. Cette formule combine itinéraires à vélo et plaisirs du dessin.
Sympatique non ?


Crédits images : Wintering bikes de Marc Holmes.
Thornbrige de Lynne Chapman.

lundi 24 janvier 2011

Lucien Jonas


Petit Breton, Lucien Jonas en 1905
Musée de la Piscine à Roubaix.


Un petit clin d'oeil pour souligner les médailles récemment obtenues par notre chef de produits route et urbain chez Opus, Stéphane Le Beau, triple champion du monde sur piste.

Lucien Jonas (1880-1947) était avant tout un remarquable dessinateur, mais aussi un peintre portraitiste et un décorateur mural.
Il fût nommé peintre officiel de la marine française. Ces peintures et illustrations des temps de guerre ont fait école et sont exposées en permanence au musée Carnavalet à Paris.

autre peinture : Gabrielle, la cafut, Musée d'Anzin

mercredi 24 février 2010

ArtBike à l'exposition "Mémoire usinée"



Un des cadres du projet ArtBike sera présenté lors de l'exposition "Mémoire usinée" de l'artiste peintre et designer Alec.

"Mémoire usinée" à la galerie Art Neuf
du 1er mars au 10 avril 2010
vernissage : mardi 02 mars à 18h
Le vin d'honneur du vernissage est commandité par:
www.barefootwine.com


Galerie Art Neuf
Centre culturel Calixa-Lavallée

3819, avenue Calixa-Lavallée
H2L 3A7 Montréal
Au coeur du Parc Lafontaine
Carte Google
Accès : Par la rue Rachel - Métro : Sherbrooke - Autobus : 24 Est
Stationnement gratuit
www.artneuf.ca
artneuf@bellnet.ca
514 872-3947 - 514 523-3316

L'événement sur Facebook

samedi 12 décembre 2009

À hauteur de selle

Dans une des scènes clés du très beau film La société des poètes disparus, le professeur – incarné par Robin Williams – fait la leçon à ses étudiants : tout est une question de point de vue et de perspective. Il leur demande de monter sur leur pupitre et de constater comment même la réalité la plus banale – leur classe – est différente envisagée à partir de ce nouveau point de vue. La question du point de vue, de sa singularité, se pose à chaque fois que l'on prend la parole, quelle que soit le medium choisi. Tout est affaire de point de vue, de perspective. Leçon qu'ils auront intégrée, comme l'illustre, mémorable, la scène finale du film.

L’histoire de la peinture est en partie, bien que pas exclusivement, une histoire de la représentation, une éducation du regard, et une interrogation sans cesse renouvellée de la question du point de vue. Pour exemple, deux contemporains. Picasso qui, visionnaire, illustre dans ses toiles cubistes la multiplicité et la simultanéité des points de vue. Pas joli joli, mais oh combien brillant! Je pense à l’artiste Allemand Gerhard Richter, dont le Musée des Beaux-Arts de Montréal possède une oeuvre de très grand format, et où l'on voit un paysage, flou, comme une photographie hors focus, une oeuvre qui brouille du coup les frontières entre peinture et photo. Meadowland est une de ces toiles qui fonctionne un peu comme ça.

Et le vélo dans tout ça !!!??? me direz-vous.

J'y arrive.

Plus près de nous, le canadien Alex Colville, un peintre hyperréaliste, nous donne souvent à voir ce que plusieurs fins observateurs auront appelé le low-car-seat level. En effet, quand on regarde certaines de ses toiles, on a l’impression de voir la scène comme si on était assis en voiture, arrêté en bordure de la route, observant la scène alors qu'on est à cette distance précise du sol.

C’est en fréquentant des photoblogs de cyclistes-photographes que j'ai repensé aux oeuvres de Colville et à son point de vue singulier d'automobiliste Nord-américain qui voit la vie de sa voiture.

Si on entend par point de vue, un discours politique, il ne fait aucun doute qu'il existe un et même des points de vue cyclistes. Mais ici, je ne fais pas référence au discours politique. Plus bêtement, je me demande si on peut identifier un point de vue bike-seat-level , en regard à "hauteur de selle" ?

J'essaie de porter attention au style photo des cyclistes-photographes, je cherche à reconnaître une esthétique qui leurs/nous serait commune. Une sorte de signature visuelle, faites de plusieurs éléments qui pourraient s'y retrouver ou pas. La crystalisation d'un regard qui lit la ville et ses objets à partir de la vie à vélo, une représentation de la ville qui ne serait ni celle de l’automobiliste ou du piéton, une esthétique visuelle propre à la gente autopropulsée. Tant dans la manière que la matière de cette photographie là. Des thèmes, des cadrages, un registre - la proximité, un rapport plus intime aux lieux, une vision en mouvement, etc.

Je dis ça comme ça. Peut-être que c'est du délire. Peut-être que c'est déjà l'effet du manque de vélo. L'hiver va être long...

Sources/crédits (dans leur ordre d'apparition) :
Jeremy Hugues. Condor in the snow. Jeremy Huges's photostream sur Flickr.
Alex Colville.
Cyclist and Crow. 1981. (Tiré du catalogue en ligne du MBA de Montréal).
Pörrö. Vauhissa. 2007. The thrill of Cycling sur Flickr.

jeudi 3 décembre 2009

L'art urbain au quotidien



Ce dessin est de Gabi Campanario, un illustrateur qui fait partie du collectif Seattle Urban Sketchers, le dit collectif faisant partie d'un regroupement plus grand encore du nom de UrbanSketchers.

Les règles y sont simples. Peindre, dessiner 'sur le motif' (i.e. jamais d'après photo), au quotidien, dans la ville, et partager ses dessins avec d'autres artistes de partout dans le monde.

Les dessins, comme le nom du collectif l'indique nous présentent des scènes croquées chaque fois en milieu urbain, qu'il s'agisse de leur ville d'origine ou d'une ville visitée en voyage.

Ce site est une vitrine extraordinaire de vignettes croquées sur le vif, dans un café, sur une place publique, un intérieur, des portraits, des vues, très souvent des croquis architecturaux, mais aussi et surtout une gallerie de gens talentueux, créatifs et inventifs. On y prend vraiment le pouls de la vie urbaine, et le regard des artistes sur cette même vie urbaine, puisque leurs dessins opèrent une découpe dans ce monde foisonnant.

Pour moi qui suis si peu habile en dessin, c'est comme de suivre un cours puisqu'on y trouve très souvent, côte à côte, le dessin et le modèle. Tous les mediums y sont représentés, dont de magnifiques aquarelles, et, maintes fois, comme ici, le sujet est un vélo ou des gens à vélos, puisque la bicyclette est une bête urbaine qui vit partout sur la planète.

Pour le moment, je n'y ai repéré qu'une artiste de Montréal, Juliana Russo, et son choix de motif ne pouvait être plus montréalais... (voir à droite)

Les artistes qui souhaitent contribuer à UrbanSketchers sont d'abord incité à montrer leurs dessins dans le 'pool' Flickr des Urbansketchers, et de là, ils pourraient se voir inviter à participer au site principal.

Je trouve que dessiner sa ville, la vie urbaine quotidienne qui s'y déroule sous nos yeux, ce n'est possible que si l'on prend le temps de s'arrêter, que nous déambulions à pied ou à vélo. Écrire, dessiner, photographier, sont donc pour moi des vecteurs de cette préhension différente de la ville, une où la lenteur est souhaitée et célébrée.

NB Le site UrbanSketchers est abondament nourri par ses participants, et le fil des notes (des dessins) y défilent rapidement. Si vous n'y aller que rarement, attendez-vous à avoir à retourner en arrière (en cliquant sur 'old posts' au bas de la page) parce que l'ergonomie du site est telle que l'écran principal ne contient que très peu d'entrées récentes.

mercredi 15 juillet 2009

Lance Armstrong, art bike - Stages


Photo: Getty Images

Damien Hirst un artiste anglais, membres du groupe "Young British Artists". Né le 7 Juin 1965, Hirst a dominé la scène des arts visuels en Grande-Bretagne durant les années 1990. Au cours des ces années, sa carrière a été étroitement liée au collectionneur Charles Saatchi. Hurst est réputé pour être l'artiste vivant le plus riche à ce jour.

Hirst signe ici des cadres de vélo de compétition pour Lance Armstrong.

Ces vélos artistiques font partie du STAGES, une exposition présentée à la galerie d'art Emmanuel Perrotin, montée par Lance Armstrong et Nike afin recueillir des fonds pour la lutte contre le cancer.


D'autres cadres artistiques présentés au STAGES :
Ceux-ci sont de Shepard Fairey et Kenny Scharf

lundi 18 mai 2009

Quand la raison s'accomode bien avec la passion


Photo : Tofason@gmail.com (Jacques)


En visitant une galerie d'art, avez-vous déjà eu un coup de foudre pour une toile ? Avez-vous déjà été complètement subjugé par un tableau ?

Pour ceux qui apprécient l'art, une toile peut déclencher de très fortes émotions. J'avoue que cela m'arrive à l'occasion.

J'ai parfois l'impression qu'un artiste me dévoile une partie de son âme, qu'il nous révèle des sentiments enfouis. La peinture est un médium extraordinaire de création. Elle permet une liberté totale. Elle permet aussi de transmettre des émotions parfois inconscientes.

Vous comprendrez que j'aime la peinture.

J'aime aussi les beaux objets. En général, les beaux objets n'ont pas à être forcément pratiques ou utiles.

Il y a quelques semaines, j'ai décidé de remplacer ma vieille bicyclette. Pour moi, il s'agit d'un objet pratique, mais qui n'a pas forcément besoin de caractéristiques esthétiques très élevées.

Jusqu'au jour où j'ai découvert le Cervin.

J'ai subit le même électrochoc qu'il m'arrive de vivre devant certaines toiles. Le style, la couleur, le côté urbain, tout me plait dans cette bicyclette !

En visitant le blogue, j'y ai découvert des gens passionnés par le vélo, les arts et qui font en plus l'éloge de la lenteur...

C'était trop !
Vous comprendrez que je roule maintenant en Cervin...

Le bel objet est en plus pratique, léger et solide. Les promenandes sont très agréables.

Il me semble que le Cervin appelle aux balades tranquilles et heureuses, aux pique-niques, à la photographie des fleurs ou même à la peinture en plein-air... bref à profiter de la vie !

Bonne promenade !